18.6.09
Val
A lire: Paul-Éric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs:
http://www.voltairenet.org/article160311.html
18.5.09
14.4.09
18.7.08
Sine
Les lecteurs, en commentaire, disent leur lassitude.
Le vent tourne.
http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/339651.FR.php
11.6.08
Antisémitisme
Pour tous ceux qui ne souhaitent pas la reprise d'un antisémitisme réel, militant voire violent, chacune de ces diffamations est une mauvaise nouvelle, car elle unifie un peu plus toutes les tendances politiques réellement progressistes. Pour le moment, Mearsheimer et Walt ont encore la gentillesse de réagir en refusant catégoriquement de discuter avec tous ceux qui les ont appelés antisémites, mais je crains beaucoup le jour où un penseur de leur trempe prendra au mot tous les diffamateurs et dira, comme Finkielkraut taxé de réactionnaire, qu'il est fier de faire partie de cette "Dream Team" qui s'étend en outre potentiellement à une majorité de l'humanité: le monde slave, la Chine, le monde musulman dans son ensemble, les Noirs sur les traces de Malcolm X, les gauches occidentales pacifistes, anti-impérialistes, anticapitalistes, les gaullistes et républicains, les chrétiens authentiques (fidèles au geste paulinien), tous ceux enfin qui accordent encore de l'importance à la raison, à la liberté et à l'universalisme.
29.4.08
Guigue
Dans les jours qui ont suivi mon 'limogeage', les éditorialistes Jean
Daniel, Bernard-Henri Lévy et quelques autres se sont empressés de me
prendre pour cible. Prenant courageusement le parti du pouvoir contre
un homme seul, ils ont caricaturé mes propos et stigmatisé ma
personne. Point commun de ces commentaires peu amènes ? Sous une
avalanche de procès d'intention, un pesant silence à propos des faits
que j'avais mentionnés dans ma tribune. Sans toujours réitérer
l'accusation grotesque d'antisémitisme proférée par Luc Rosenzweig,
ils insinuent que je me serais condamné moi-même par l'outrance de mes
propos.
Mais qu'en est-il, effectivement, des tirs de snipers israéliens sur
les enfants et de la pratique de la torture dans les prisons ? Rien.
Vrai ou faux ? À lire leur prose, nous n'en saurons pas plus. On
préfère évoquer à mon encontre « les protocoles des sages de Sion »,
comme l'a fait Pierre Assouline. À croire que la coalition de ceux qui
ne veulent pas savoir et de ceux qui ne veulent pas que l'on sache est
majoritaire. Et au lieu de réfuter mes affirmations de manière
factuelle, mes détracteurs préfèrent ainsi jeter l'anathème.
Mais, précisément, parlons plutôt des faits. Deux phrases
inlassablement reprises en boucle, tirées de leur contexte, en effet,
ont alimenté mon lynchage médiatique. « L'Etat d'Israël est le seul où
des snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles». Cette
affirmation visait à répliquer aux signataires d'une violente charge
contre l'Iran, pays où la peine de mort est cruellement appliquée. Une
phrase choquante ? Sans nul doute. Mais les tirs des soldats
israéliens contre des enfants, hélas, sont des faits avérés, évoqués
par le quotidien israélien Haaretz depuis 2000. Des tirs délibérés,
dont le journaliste britannique Chris MacGreal, pour l'hebdomadaire
The Guardian, a notamment fait le récit détaillé dans un article paru
le 29 juin 2005.
Une triste réalité dont Christophe Oberlin, professeur de chirurgie à
l'hôpital Bichat, a lui aussi publiquement témoigné au terme de
nombreuses missions médicales en Palestine. Il vient d'ailleurs
d'écrire au gouvernement une lettre où il lui demande si, lui aussi,
il sera limogé pour avoir confirmé mes dires. Livrée en pâture à
l'opinion comme une énormité, la phrase que j'ai écrite avait quelque
chose de monstrueux, en effet : elle était vraie. Et parce qu'elle
disait la vérité, elle heurtait le formidable déni de réalité qui
entoure, dans les médias dominants, la politique israélienne.
La deuxième phrase litigieuse est celle où j'évoque «les geôles
israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on interrompt la torture
durant le shabbat ». Choquant, là encore ? Le propos renvoyait à leur
propre contradiction ces fervents partisans de l'État d'Israël
qu'indigne, curieusement, l'inclination de certains pays à la défense
de la religion. Mais le fait mentionné, lui, ne fait pas l'ombre d'un
doute : il suffit de consulter le dossier établi par l'association
israélienne de défense des droits de l'homme Bet'Selem.
Lorsque la Cour suprême israélienne tenta de limiter l'usage de la
torture pratiquée sur les prisonniers palestiniens, en 1999, les
services secrets ont argué de l'urgence pour la justifier. Les
plaignants ont alors fait observer que du vendredi midi au samedi
soir, cette pratique était interrompue, ce qui relativisait
singulièrement l'argument de l'urgence.
Cette affaire est parfaitement résumée par Sylvain Cypel, ex-rédacteur
en chef du quotidien Le Monde, dans son livre « Les emmurés », paru
aux éditions La Découverte en 2005, p. 94, note 17. Chacun peut s'y
référer et vérifier la véracité de mes propos.
Reste un troisième grief, tout aussi paradoxal. Dans la tribune
violemment antionusienne dont je faisais la critique, les signataires
crurent bon de citer Goebbels, lequel invoquait face à la Société des
Nations le fameux adage : « charbonnier est maître chez soi ». Cette
citation visait la majorité des pays membres du Conseil des droits de
l'homme de l'ONU, dont le tort était d'avoir dénoncé la violation du
droit international par Israël. Les pays musulmans se voyaient ainsi
'nazifiés', purement et simplement, par les auteurs du pamphlet que je
passais au crible. « Analogie pour analogie », ai-je fait observer, il
y avait plutôt ressemblance entre le Reich qui s'asseyait sur la SDN
et l'Etat d'Israël qui bafouait l'ONU.
Mea culpa : j'avais oublié que les comparaisons les plus
désobligeantes, aux yeux de l'establishment hexagonal, sont interdites
à propos d'Israël mais vivement recommandées à l'égard des pays du «
Tiers Monde ». Mon principal tort, plus que d'avoir enfreint le devoir
de réserve, n'est-il pas d'avoir heurté de plein fouet la doxa
occidentale ? Après avoir mis en lumière le déni de réalité dont le
discours dominant entoure les exactions israéliennes, il faut croire
que c'en était trop. À mes dépens, j'ai fait la démonstration que la
frontière entre ce qu'il est licite de dire et ce qui ne l'est pas,
dans notre pays, n'a rien à voir avec le vrai et le faux.
Bruno Guigue est diplômé de l'Ecole normale supérieure et de l'ENA et
l'auteur du livre 'Proche-Orient : la guerre des mots', L'Harmattan,
2003.
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-04-28%2014:16:07&log=invites
28.4.08
Soral
Monsieur Le Pen a tort, la chambre à Gaz n'est pas un détail.
Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, c'est même aujourd'hui, plus qu'hier encore, la religion, le dogme autour duquel tourne toute l'époque contemporaine.
Dans l'ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du christ.
Pourtant, ou justement pour ça, au nom du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme « un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix.
Que ce soit celle d'hier ou d'aujourd'hui, le citoyen libre se doit de lutter contre toutes les inquisitions et leurs cortèges sanglants de bûchers et d'abjurations. Nous, européens, n'avons pas mis trois siècles à nous émanciper du pouvoir temporel du Pape pour en arriver là !
Aujourd'hui, dans ce climat de judéomanie délirante - une judéomanie délirante et suspecte qui tient plus de l'esprit de la Collaboration que du combat pour le bien et l'amour des hommes - plus les souffrances de la guerre s'éloignent, plus c'est la seconde guerre mondiale toute entière qui devient un détail de la chambre à gaz !
50 millions de morts, russes, communistes, polonais, anglais, américains, civils, résistants, japonais et mêmes allemands et, parmi eux, 500 mille morts Français, ce n'est presque plus rien face à la chambre à gaz, ou aux 28 mille enfants juifs que certains voudraient faire assumer pour l'éternité aux écoliers de France innocents.
Dans ma famille de Résistants savoyards où la guerre nous a coûté six morts et la ruine - comme elle coûta son père au petit Jean-Marie -, nous avons nous aussi sauvé des vies ; seulement c'était des Espagnols. Il faut dire qu'en ce temps là si on sauvait des juifs, on ne le faisait pas pour sauver le peuple élu mais pour sauver des êtres humains tout court, menacés par la méchanceté et la violence des hommes... À l'époque, on ignorait que 60 ans plus tard ne seraient plus comptabilisés que les sauvés marqués d'une étoile, et que sur le marché des Justes, ça ne vaudrait plus rien les Espagnols !
De vous à moi, combien cette relecture de la seconde guerre mondiale, cette réécriture théo-différentialiste, à la limite de l'inégalité raciale, va-t-elle encore durer ?
Combien de temps encore la Mémoire va-t-elle empêcher l'Histoire ?
Au moment du Darfour, de la Palestine, de l'Irak, du Tibet... n'y a-t-il pas d'autres combats à mener pour le salut des hommes ? De massacres, de génocides, d'ethnocides à condamner, à empêcher ?
Au moment où la montée en puissance de l'Inde et de la Chine est sur le point de remettre en cause le leadership de notre confortable et dominateur monde post-méditerranéen, les querelles intra-monothéistes sont-elle vraiment notre priorité ?
Qui aura le courage de dire, dans cet inquiétant climat de lynchage pour une petite phrase réitérée dans un obscur follicule breton, que le problème ce n'est pas le détail de Jean-Marie Le Pen. Une petite phrase plus taquine que méchante qui lui a déjà coûté 120 briques (et à ce prix là, on peut comprendre que le peu dispendieux Le Pen ait envie de l'utiliser deux fois). Une petite phrase inattaquable - dois-je le rappeler ? - aux Etats unis d'Amérique, qui ne sont pourtant pas le pays de l'antisémitisme, parce que là-bas le 1er amendement garantit à tous, et pas seulement à Finkielkraut et ses sorties sur les « antillais qui filent un mauvais coton » ou « l'équipe de France black-black-black qui serait la risée de l'Europe », la liberté de pensée et d'opinion...
Qui aura le courage, à l'heure où même ses supposés proches : identitaires jaloux et autres apparatchiks en embuscade se désolidarisent du vieux chef comme on se détourne d'un pestiféré, que le problème ce n'est pas le « détail » mais la loi Gayssot ?
Cette loi d'exception contraire à tous les principes démocratiques et républicains, de l'aveu même de tous les politiques et historiens qui comptent, de Simone Veil à feux Vidal-Naquet...
Une loi d'exception qui, en instituant par le délit l'Histoire officielle, interdit toute recherche historique et l'Histoire. Dubito ergo sum res cogitans... Nous savons pourtant bien, dans ce pays qui vit naître Descartes, qu'en interdisant le doute, c'est la pensée qu'on interdit.
Loi inique, de surcroît fratricide, puisqu'en inaugurant la concurrence des mémoires - et par la jurisprudence dont se réclament déjà les arméniens, les africains, les maghrébins, en attendant les vendéens et les gays... -, elle incite au communautarise victimaire généralisé, tuant la fraternité française et son universalisme républicain...
Trois siècles de haute philosophie, deux siècles de sécularisation du religieux et un siècle de séparation des Eglises et de l'Etat pour en arriver là ? À ce retour en douce d'une Inquisition qui ne dit pas son nom ? Qui criminalise la dissidence, l'insoumission, le relativisme, le décalage, l'ironie... obligeant le rebelle à l'abjuration sous peine de ruine et de prison ?
Devant l'ignoble lynchage des bien pensants et les discrets lâchages, moi le libre penseur, pour rester du côté des opprimés et des faibles dont le sort change avec l'Histoire, j'affirme mon soutien à Le Pen le relaps ; relaps comme Jeanne d'Arc et Giordano Bruno... Par principe, au nom du droit à la liberté jusqu'à la mal-pensance, au nom du petit doigt d'honneur levé devant les puissants botteurs de dèrches et ses cohortes de lèches culs, de faux culs, j'affirme mon soutien à l'insoumis.
Car ma peur, ma vraie peur, ce ne sont pas les provocations ou les lubies d'un vieil homme, mais la peur bien plus grande de voir ce pays sombrer chaque jour plus bas dans l'obscurantisme totalitaire.
Un pays de soi-disant culture et de liberté où la horde des veules, faux courageux, vrais tartuffes et autres pétaino-gaullistes éternellement dans le sens du vent se réjouissent déjà, à l'unisson, au nom bien sur de la démocratie du bon et du bien, que le pays de Voltaire se promette de jeter demain en prison un vieux monsieur de 80 ans parce qu'il refuse de se dédire, parce que têtu jusqu'à la déraison, il refuse de baisser la tête et de faire comme un chien, à coups de pieds au cul comme eux tous, là où on lui dit de faire...
En tant qu'intellectuel français dissident, moi, Alain Soral, qui ne bénéficie même pas des soutiens d'un Soljenitsyne du temps de sa splendeur dans le Vermont (va savoir pourquoi ça s'est gâté depuis), par ce simple texte, je réclame haut et fort, face aux désapprobations tonitruantes et aux silences gênés, le droit au blasphème pour tous, pas seulement pour Houellebecq ou Philippe Val de Charlie Hebdo...
Et, au nom de ce droit sacré en terre laïque, malgré tout ce qui nous sépare : âge, parcours, origine politique..., je veux rendre hommage à un grand résistant. Pas un rentier de la Résistance à francisque. Un résistant à cette démocratie totalitaire qui tue la liberté, l'esprit d'indépendance, le sens de l'honneur et de la fidélité. Un résistant à cette République qui, à coup de devoir de mémoire forcé, de repentance obligatoire et autres criminalisations des automobilistes et des fumeurs, transforme peu à peu l'esprit français en catéchisme et le peuple français en bétail.
C'est, en somme, parce que je sais que l'affaire du détail est tout sauf un détail, que je réclame, pour Jean-Marie Le Pen, le droit de se tromper et le droit au détail!
Vive la France libre !
Alain SORAL
23.3.08
Guigue
limogé après avoir publié une tribune "violemment anti-israélienne"
sur le site internet "Oumma.com", a-t-on appris samedi auprès du
ministère de l'Intérieur.
Dans une tribune publié le 13 mars, M. Guigue estime notamment
qu'Israël est "le seul Etat au monde dont les +snipers+ abattent des
fillettes à la sortie des écoles". Il ironise également sur les
"geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de
torturer pendant Shabbat".
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a "été mise au
courant mercredi du contenu de cette tribune et a immédiatement décidé
de mettre fin aux fonctions" de M. Guigue, a-t-on indiqué au ministère
de l'Intérieur, sans fournir plus de précision.
Enarque, normalien, M. Guigue a publié plusieurs ouvrages, dont
"Proche-Orient: la guerre des mots", et tribunes sur la situation
proche-orientale.
AFP
http://www.liberation.fr/actualite/societe/317154.FR.php
3.3.08
Reductio
Français d'origine algérienne (n'est-ce pas Boualem Sansal?)....,
voire même l'ensemble du monde arabo-musulman (si le grand mufti de
Jérusalem n'avait pas existé, on l'eut inventé!), ceux qui ont
l'outrecuidance de critiquer les États-unis (ne parlons pas même
d'Israël!), l'Afrique, le Tiers-Monde depuis le sommet de Durban... ?
Eh bien ils sont ou ont été soupçonnés, peu ou prou, d'antisémitisme.
L'anathème des anathèmes. L'équivalent sur le champ politique de la
pédophilie dans la sphère sociale... Cela vous détruit un homme et
c'est fait pour! Le malheur des stratèges à la très courte vue, qui en
usent immodérément, dont le grotesque dispute à la bêtise, c'est qu'à
force de l'employer à tort et travers, le terme ne signifiera bientôt
plus rien, il sera totalement dévalué... Qui à ce jeu a le plus à
perdre et le plus à gagner?
C'est un peu le pendant de ce fameux reductio ad Hitlerum dû à Leo
Strauss - l'essayiste préféré des néocons-, qui, en latin de cuisine,
signe la mort d'un dialogue lorsqu'un des débatteurs –ou souvent les
deux- décide pour couper court à l'argumentaire de son adversaire que
celui-ci, le discours comme l'homme, ressortit du totalitarisme nazi
(la variante stalinienne est aussi très appréciée des habitués des
forums quoique, bizarrement, la reductio ad Stalinum semble inusitée :
je la crée donc et vous autorise à me l'emprunter). Dans le même ordre
idée, ce que je nommerais l'argument Abraham consiste à disqualifier
un contradicteur au motif qu'il serait antisémite ou, par extension,
d'une façon l'autre, raciste. Evidemment, tout comme la reductio ad
Hitlerum quand l'adversaire est un fasciste assumé, l'argument Abraham
ne présente aucun intérêt rhétorique face à un antisémite notoire ou à
un quelconque raciste qui se revendique comme tel ou dont
l'appartenance à un groupe farouchement identitaire, une faction
communautariste ou un parti nationaliste est connue. Quoique
éminemment spécieux, l'argument Abraham ne devient pertinent qu'assené
à un contradicteur de bonne foi, qui combat les idées de l'être humain
qu'il a en face de lui et non pas l'être humain lui-même, encore moins
ses singularités ethniques, culturelles ou religieuses. Même dans le
cas où celles-ci seraient excipées comme argument d'autorité, le
critique de bonne foi remettra en question la prétendue supériorité
d'une « race », d'une religion, d'une culture, mais pas la « race »,
la religion ou la culture de l'interlocuteur soi-même (par exemple, si
je rejette l'affirmation péremptoire que le christianisme est la
religion supérieure à toutes les autres, je ne rejette pas la personne
du chrétien, etc.).A la lumière de ce qui précède, l'argument Abraham
consiste donc à déclarer, pour mettre la bien-pensance comme la morale
de mon côté ou du moins pour tenter de le faire, que celui ou celle
qui conteste mon discours ne le fait pas au nom de sa propre raison
politique indépendamment de mes propres particularités
ethnico-religieuses, mais aussi ou, pire, spécialement à cause de ces
particularités.Ainsi, tout récemment, l'umpiste Roger Karoutchi, après
avoir assimilé l'attitude présente des journalistes -on notera
l'amalgame : tous les journalistes se valent (comme tous les Juifs ?)-
à celle de « la presse des années 30 » (intégralement antisémite ?),
n'a pas hésité à comparer Nicolas Sarkozy au rad-soc Jean Zay, « mi
juif, mi protestant », cible des Cagoulards, Camelots du Roi et autres
Croix-de-Feu, qui n'approcha jamais, même de loin, le pouvoir
personnel qui est celui de l'actuel Président de la République,
jusqu'à la preuve administrée du contraire cible de railleries ou
d'attaques motivées plutôt que de milices extrémistes. On aura compris
l'astuce : on ne critique pas les initiatives du Président parce
qu'elles sont irréfléchies, non abouties, inappropriées, mais parce
que le Président est juif (enfin, en partie, mais ça suffit à le
diaboliser, n'est-ce pas ?). Par conséquent, on est prié d'approuver
toutes les lubies sarkoziennes sauf à passer pour un antisémite, «
affreux », cela va sans dire.Une telle sophistique tend à devenir très
tendance, si on se souvient que les contestataires des méthodes aussi
autoritaires que cavalières de Rachida Dati se firent taxer il y a peu
de crypto-racistes ou d'anti-musulmans tandis qu'aujourd'hui, Rama
Yade, la sous-ministre aux Droits de l'homme, en campagne pour les
municipales à Colombes, n'hésite pas à dénoncer « cette gauche (…) qui
s'en prend à moi parce que je suis noire ».Ouch ! voilà la gauche
frappée de l'infâme sceau du racisme parce qu'elle n'approuve pas les
positions politiques de madame Yade, laquelle révèle ingénument ainsi
à quel point elle est convaincue jusqu'au fanatisme de ses choix en la
matière puisque ceux-ci étant inattaquables par définition –comment
pourrait-on ne pas être sarkozyste ?-, l'adversaire désemparé,
naturellement sans idées ni programme, ne peut en désespoir de cause
ne s'en prendre qu'à son physique (au demeurant agréable, mais
j'arrête là, car je sens que je flirte avec la condescendance
machiste). Quoi qu'il en soit, si vous voulez être sûr d'avoir
toujours le dernier mot tout en renvoyant vos adversaires rouges de
honte dans les coulisses, fouillez bien à fond votre généalogie de
sorte d'y découvrir au moins un ancêtre issu d'une quelconque minorité
persécutée, situation plus courante qu'on ne le suppose souvent, et
n'hésitez plus ensuite à sortir l'argument Abraham à chaque fois que
vous vous sentirez mis en difficulté.
Mathias Delfe
http://bougnoulosophe.blogspot.com/2008/02/la-reductio-ad-antisemitum.html
17.2.08
dieudonne
Et un autre de ses personnages de répondre : "Monsieur voudrait diffuser des films d'horreur à nos enfants toute la journée..."
Tout était déjà là, pour ceux qui voulaient bien se donner la peine d'écouter le message de Dieudonné, au lieu de le considérer comme un sous-homme.
Ce qui était l'objet d'un délire comique en 2005 est devenu réalité moins de trois ans plus tard.
http://judeomanie.blogspot.com/2008/02/le-pilier-de-la-judomanie-la.html
konk
(...)
Il n'y pas de raison que 50 millions de chrétiens et 10 millions de musulmans soient gouvernés par 1 million de juifs. J'entends déjà vos cris d'horreur : Comment ça « on gouverne » 50 millions de chrétiens? Vos présidents, ministres, députés ne sont-ils pas majoritairement chrétiens ? Ne jouez pas les idiots, vous savez bien qu'en démocratie le pouvoir est exercé par les médias ( c'est bien pour ça que vous aimez tant la démocratie) et reconnaissez que vous les contrôlez largement : Quand vous n'avez pas le journaliste vous avez le journal ; quand vous n'avez pas le journal vous avez l'agence de pub qui le fait vivre ou la banque qui le finance. Et puis c'est si facile d'acheter les gens ! Vous allez me dire aussi, on connaît la chanson, que la Franceest un pays laïque et qu'il n'y a ni juifs ni musulmans ni chrétiens mais seulement des citoyens français… Fariboles ! Un journaliste ou un homme politique chrétien ce n'est pas pareil qu'un journaliste ou un homme politique juif ou musulman : L'un s'intéresse à la France , l'autre à Israël et l'autre à la Palestine. Ca change beaucoup de chose…
(...)
http://konktextes.over-blog.com/article-7374387.html
14.2.08
Eisenhower
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=82612
CM2
http://www.liberation.fr/actualite/societe/309998.FR.php
Plus se précisera, dès la CM2, l'assimilation entre Sarkozy et les Juifs, plus la pensée de gauche qui en naîtra comprendra que le fascisme à combattre est un judéofascisme.
Avec les conséquences regrettables que l'on devine.
Dunant
http://www.liberation.fr/actualite/societe/310009.FR.php
Zimeray
L'ouverture de Sarkozy est décidément une mascarade obscène.
10.2.08
Le Pen
Le gag du jour:
Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a été condamné, vendredi 7 février, par le tribunal correctionnel de Paris à trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende pour ses propos sur l'occupation allemande, publiés en janvier 2005 dans l'hebdomadaire Rivarol. Il avait qualifiée l'Occupation de "pas particulièrement inhumaine". Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu le leader d'extrême droite coupable de complicité d'apologie de crimes de guerre et de contestation de crime contre l'humanité.
Source: Le Monde.
13.1.08
antisémitisme
Aujourd'hui, on condamne l'antisémitisme parce que c'est un racisme. Soit. Nous pensons ici que le racisme est une ânerie. Écartons le racisme. Mais l'antisémitisme est bien autre chose. C'est aussi une critique du judaïsme, des juifs, de leur politique, de leur rôle dans la société et même de leur religion. Or aujourd'hui cette critique est interdite, frappée de tabou. Les antisémites sont maudits parce qu'ils devraient partager le poids des crimes, tout-à-faits réels, commis par le régime nazi. Mais l'antisémitisme est beaucoup plus ancien que le nazisme et n'en a aucun besoin. On peut parfaitement, comme nous le faisons ici, condamner le nazisme comme une politique imbécile qui a amené les juifs, les Allemands et les Européens à la catastrophe -- que nous payons tous encore aujourd'hui, -- sans avoir réfuté un iota des analyses propres à l'antisémistisme.
Aujourd'hui, l'horreur qu'inspire aux gens normaux la politique criminelle d'Israël, appuyée par de puissantes organisations juives dans le monde entier, demande, exige que l'on rouvre la question de la pertinence des critiques adressées par des générations de penseurs et d'hommes politiques à l'égard de leurs concitoyens juifs qui poursuivaient des buts politiques spécifiquement juifs. Beaucoup de sionistes et beaucoup de juifs croient et disent très fort que l'antisémitisme relève la tête, qu'il est partout, qu'il ne cesse de "monter"... Comme ils ont obtenu presque partout que son expression en soit interdite, il est impossible de savoir précisément si c'est vrai ou non. Il nous semble pourtant certain qu'il existe une forte hostilité de principe dans tous les milieux politiques - insistons sur le "tous" - à l'encontre des projets politiques spécifiquement juifs.
Nous nous proposons ici de retrouver les grands textes antisémites, de les exhumer en quelque sorte, puisque des lois stupides ont fait penser qu'il suffisait d'interdire l'expression pour supprimer les idées, afin que l'esprit public puisse les examiner. La liberté d'opinion, celle des principes et non celle des lois qui la briment, est à ce prix. Nous ne proposons nullement de partager les opinions de ceux que nous allons mettre en ligne. Mais nous affirmons qu'une vraie liberté de penser ne peut pas se fonder sur l'ignorance et le déni.
Prenons un exemple simple. Nous avons tous appris, à l'école et dans les médias, que l'épouvantable Drumont avait écrit, à la fin du XIXe siècle, un livre abominable intitulé La France juive. Mais qui pourrait avoir la moindre idée de ce que disait Drumont ? En réalité, ce que nous entendons par "antisémitisme" est une suite de clichés en grande partie inventés par les propagandistes juifs eux-mêmes. A lire ses censeurs, on voit bien que l'antisémitisme qu'ils dénoncent est imaginé par eux. Ils ne se donnent même pas la peine de lire les textes qu'ils vouent aux gémonies. Ils ne se fatiguent pas à réfuter : ils condamnent, ils envoient les livres au bûcher, par palettes entières. Et ces livres ont quasiment disparu. Les nazis ont certes organisé des "auto-da-fé", comme on appelle ces réunions où la population était invitée à venir brûler ensemble la littérature dite subversive, mais on oublie qu'après la guerre les nouvelles autorités allemandes, sous la conduite des Alliés, ont purgé les bibliothèques, en brûlant des milliers et des milliers de titres. Elles continuent d'ailleurs aujourd'hui à détruire des livres que leurs tribunaux condamnent avec entrain à la non-existence. En France aussi, on s'accommode très bien que des livres soient interdits, et détruits. On purge et on repurge les bibliothèques publiques. On censure la Bible, Voltaire, et beaucoup d'autres, voués aux ténèbres. La censure fonctionne toujours mais elle est dissimulée. Il n'y a plus de cabinet noir mais des juges et des associations vouées à l'épuration intellectuelle. Qui se réclament des droits de l'homme pour mieux les bafouer et les piétiner. Notre démarche consistera donc à battre en brèche ces tentatives de diabolisation et à faire appel à l'esprit critique que nous lègue une fort ancienne tradition. La moindre des choses, deux siècles après la révolution française, est d'affirmer que le citoyen doit être libre de juger. Le grand ouvrage de Richard Simon, son Histoire critique du Vieux Testament, qui justifie l'examen critique des textes les plus sacrés, date de 1680. Nos arrières sont solides.
Au reste, notre démarche se justifiera d'elle-même. Comme en toutes choses, il y a les bons et les mauvais livres. Nous laisserons les mauvais à la critique rongeuse des souris, selon la célèbre expression.
A côté de chaque ouvrage ainsi ressurgi du passé, nous ouvrirons un dossier intitulé "Autour de ce livre". Nous y introduirons le contexte, les renseignements disponibles, les analyses qui permettent de mieux saisir les intentions de l'auteur, les critiques, etc. Les lecteurs sont invités à contribuer à ces dossiers, non pas pour faire partager leurs opinions personnelles, ce qu'ils peuvent faire ailleurs par eux-mêmes avec leurs moyens particuliers, mais pour nous faire partager un savoir objectif sur l'ouvrage en question. Une sorte de vade-mecum critique peut ainsi aider à saisir ce qu'a signifié un livre paru à une certaine époque, en un certain endroit, dans le courant intellectuel du moment. Evidemment, cette entreprise ne plaira pas à tout le monde. Nous allons être dénoncés comme tous ceux, d'ailleurs, qui ne sont pas au garde-à-vous. Des associations spécialisées dans la mutilation et le cantonnement des libertés publiques ne manqueront pas d'intervenir pour réclamer notre interdiction. Qu'elles soient assurées ici de notre plus totale indifférence.
Enfin, une dernière chose. Nous récusons avec la dernière énergie toute violence faite aux individus comme aux biens. Les politiques de persécution, en particulier celles qui ont été appliquées par les nationaux-socialistess ont eu des effets catastrophiques pour les juifs bien sûr, mais aussi pour ceux qui croyaient faire partie d'une prétendue "race" des seigneurs. Ils paient le prix de l'asservissement et du décervelage, pour un siècle et plus. Toute violence est imbécile, et attentatoire à nos libertés. Il ne s'agit pas de dominer qui que ce soit. Il s'agit de ne pas être dominés. Tous les racismes sont stupides. Nous approfondirons toutes ces notions, au fur et à mesure. Nous voulons et nous exerçons la liberté de pensée, et ceci vaut pour tout le monde, pour les indifférents, les tièdes, les adversaires, les hydrocéphales, les fanatiques, les bègues, les bigots et les crétins des Alpes. Et, foutreclaque, ils sont nombreux !
2.1.08
Sartre
En effet, les deux négations correspondantes sont chacune des hypothèses plus crédibles: Sartre reste Sartre, et si un changement se fait sentir à la veille de sa mort, alors qu'il est devenu complètement aveugle, il ne peut être mis sur le même pied que l'Etre et le Néant ou la Critique de la Raison Dialectique. Surtout quand on lit les divagations religieuses et même dogmatiques qui sortent de ces entretiens.
Outre la malhonnêteté du "détournement de vieillard" opéré par B.L., vivement critiqué alors, notamment par S.d.Beauvoir, de telles vociférations pleines de mauvaise foi nourrissent certainement, non sans raison, l'antisémitisme (que l'on considère les Juifs comme un peuple et non plus comme une race ne change rien à cette raison).
15.11.07
Haaretz
comme Etat Juif, par les palestiniens:
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=79804
13.11.07
Johnstone (2)
lamentations, les prémonitions et les exhortations. Il projette une
ambiance d'urgence morale trop pressée pour s'attarder aux analyses
claires et raisonnées, fondées sur le respect scrupuleux des faits et
sur l'honnêteté dans la présentation des jugements opposés au sien.
Le rejet de l'analyse n'est pas qu'une astuce de rhétorique. Il est au
cœur même de la vue du monde de l'écrivain. Il n'est qu'une expression
du rejet, de la part de certains secteurs de la pensée contemporaine,
de toute tentative d'expliquer les évènements historiques à partir de
causes matérielles ou politiques. Ce rejet est central dans l'attitude
religieuse envers l'Holocauste, ou la Shoah (c'est-à-dire, le génocide
des juifs compris en termes religieux). Pour les défenseurs de cette
religion contemporaine, il est inacceptable de chercher des
explications matérielles à des évènements qui doivent rester «
incompréhensibles » de par leur énormité. La moindre tentative
d'expliquer la montée d'Hitler par des faits tels que le choc de
l'humiliation de la défaite de 1918, la perte de territoires
nationaux, l'inflation galopante suivie du chômage de masse, est
rejetée comme un effort visant à « excuser ». Toute explication autre
que la haine éternelle des juifs risque même d'être dénoncée comme de
l'antisémitisme.
Ce refus d'analyser les facteurs matériels sous-jacents aux phénomènes
idéologiques s'étend aux autres évènements. En voulant expliquer la
perte de vitesse de l'esprit européen, BHL ne fait aucune mention du
fait, pourtant de plus en plus manifeste, que l'Union Européenne est
devenue l'instrument pour imposer une politique économique, notamment
la privatisation forcée de services publics, que le peuple n'a pas
choisie et ne peut pas influencer.
12.11.07
Finkielkraut
exercice pour vérifier qu'on est encore capable de penser logiquement
(même si ça devient vraiment trop facile avec l'habitude). Judith
Bernard m'y aide aujourd'hui, parlant des idéologèmes à l'oeuvre dans
le débat sur l'éducation chez Ockrent:
"Ça a commencé quand Finkielkraut a fait un tout petit pas de côté
pour commenter les blocages de facs qui se multiplient et tentent de
faire le pont avec d'autres mobilisations en cours : mouvement «
pathétique » et « odieux », selon lui, révélant le « gâtisme » et la «
sénilité » de ces étudiants militants - « c'est ça le rêve
d'émancipation ? se gausse-t-il, être solidaire des cheminots qui
défendent non pas l'égalité mais leur statut ? » (le mot « statut »
prononcé comme un gros mot, une infamie, comme si ça voulait dire par
exemple, « privilège honteux »). Cette dénonciation du « vieillisme »
des jeunes lorsqu'ils s'associent à la défense des acquis sociaux
repose sur un idéologème très classique: c'est l'idéologème qui
postule que « défense des acquis sociaux » = « immobilisme,
conservatisme, archaïsme, passéisme». Idéologème classique certes,
mais néanmoins inattendu dans l'univers argumentatif de Finkielkraut,
qui vante depuis si longtemps les vertus du passé contre les fantasmes
d'un progressisme triomphant, et récuse avec une véhémence poussée
jusqu'à la caricature la modernité décomplexée quand il s'agit de
culture… C'est ça qui est amusant avec les idéologèmes : comme ils
procèdent pratiquement de l'inconscient politique d'un locuteur, ils
peuvent, à la manière d'un lapsus ou d'un acte manqué, entrer en
légère contradiction avec son discours « officiel »"
(http://arretsurimages.net/post/2007/11/12/Reformes-dans-lEducation-%3A)
Au fait... "Répliques" samedi était un joli exercice d'équilibristes
(original Michéa, banal Raynaud) faisant semblant de débattre autour
du mot "libéralisme", en variant les sens, pour permettre à chaque
fois à A.F de dégager l'interprétation la plus réactionnaire. Sur
l'exemple des Etats-Unis, vive la liberté tant qu'elle permet la
conservation, mais critiquons-la quand elle enfreint la philosophaille
juive (Jonas, Levinas, Arendt) que A.F. ressort à chaque fois. On
connait l'équivalent pour la "démocratie": adulée quand elle permet de
contester un retour à l'hegelianisme (que représentent, à mes yeux,
tous ceux que BHL appellent les antisémites), à l'universalisme, et à
maintenir au pouvoir la clique actuelle par les vertus de la "sagesse
du système représentatif"; critiquée quand on veut lui faire jouer un
autre rôle.
Johnstone
Plus malin que les autres, BHL a refusé de se perdre dans la foule victorieuse. Pendant la campagne, il s'est attribué le rôle de conseiller idéologique de Ségolène Royal. Après sa défaite, il a préféré s'attarder sur le champ de bataille politique afin de s'emparer de l'étendard tombé de la gauche. Ou bien, comme le suggère le titre de son dernier livre, pour récupérer son cadavre. Ce livre prétend donner des leçons à la gauche afin de la réanimer. BHL voudrait infuser le cadavre de ses paroles et de ses pensées, le transformant en une sorte de zombie pour effaroucher Ségolène, et l'écarter de Jean-Pierre Chevènement, Noam Chomsky, Michael Moore, Rony Brauman, Alain Badiou, Régis Debray, Harold Pinter et tous les autres adeptes de mauvaises idées qui mèneraient la gauche, selon BHL, vers un nouveau "totalitarisme".
Et quelle est ce nouveau totalitarisme? L' "anti-américanisme", pardi ! Et l'anti-américanisme, c'est quoi au juste? Selon BHL (page 265), "l'anti-américanisme est une métaphore pour l'antisémitisme." Ah bon. Et bien sûr, "l'antisémitisme" est l'accusation qui est censée faire disparaître l'adversaire dans une bouffée de fumée.
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article03/EEAupAukEuZoUpCdmG.shtml
4.11.07
Teresa
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-11-01%2011:27:19&log=invites
3.11.07
Mots
On nous accuse de populisme quand on revendique, avec Rancière et les nonistes, le maintien et l'amélioration de notre "démocratie" (valeur bushiste par excellence), contre sa liquidation au profit des lobbies? Revendiquons-nous populistes!
On nous accuse de théorie du complot quand on cherche encore, malgré le "doux" fascisme médiatique qui force à l'autocensure, à exercer notre esprit critique? Revendiquons le droit de déceler les complots (l'histoire n'en a pas manqué) ou d'analyser les alliances d'intérêts objectifs.
On nous accuse d'antisémitisme quand nous nous référons à Hegel, Marx, Bourdieu, Derrida, Badiou, Jimmy Carter et d'autres ennemis de BHL? Revendiquons-nous antisémites!
On nous accuse de négationnisme quand on se refuse d'accepter comme des vérités révélées le verdict d'un tribunal militaire sur la nature des crimes commis par les vaincus de la dernière guerre? On répète cette accusation absurde quand sont soulevées toutes les incohérences de la version officielle du 11/9? Revendiquons-nous négationnistes!
Contre le fascisme médiatique qu'on appelle pudiquement "politiquement correct", refusons tous les mots sacrés, revendiquons notre liberté, redonnons sa place à la pensée.
Reymond
http://www.acrimed.org/article2748.html
Je sous-estimais encore grandement l'ampleur du désastre que nous vivons... Plus cet individu (vous savez qui, bien sûr) s'exprime, plus il rend sympathiques ses ennemis et logique leur alliance, au nom d'un universalisme effectif et d'une honnêteté intellectuelle élémentaire. Ce qu'il appellerait le fascisme rouge-vert-brun, sans doute.
30.10.07
Desmond Tutu
"Dans l'Amérique d'aujourd'hui, il est clair que Jésus-Christ serait un orateur très "controversé". Il recommandait qu'on ne fasse pas aux autres ce qu'on ne voulait pas qu'on nous fit – une exhortation avec laquelle les appréciations "controversées" de l'Archevêque Tutu sur le traitement du peuple palestinien par Israël concordent totalement. Plus troublant encore, cette proposition radicale implique que les autres devraient (ou sont au moins moralement justifiés à) faire à l'Amérique ce que l'Amérique leur fait. Ce qui serait clairement considéré par le pouvoir comme étant une incitation au "terrorisme". Jésus-Christ ne serait pas seulement interdit de conférence à l'Université Saint-Thomas. Il ne pourrait pas non plus obtenir de visa américain. Et s'il persistait dans de telles incitations, il est vraisemblable qu'il finirait à Guantanamo."
Tous les prix Nobel de la paix seront bientôt qualifié d'antisémites. Quiconque n'est pas agressivement sioniste est "antisémite". Carter est antisémite. L'Abbé Pierre est antisémite. On peut ajouter qu'aujourd'hui en France la personne qui tient le discours le plus proche de celui du Christ, parmi les scribes et les pharisiens hautains, celui pour qui les hommes sont tous frères et l'universalisme le véritable horizon, c'est Dieudonné.
Vermont
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=79012
27.10.07
Boniface
http://www.iris-france.org/Tribunes-2007-10-22a.php3
"Comment expliquer que dans un pays qui n'est pas totalitaire, nul ne se sente la force de refuser de l'inviter pour évoquer son livre ? (...) C'est probablement la simple prudence qui les pousse à agir ainsi. Pourquoi risquer de se fâcher avec un homme qui a à la fois la rancune tenace et de solides appuis dans le monde des affaires, de la presse et de l'édition, qui récompense les services rendus et punit sévèrement ce qu'il considère comme des outrages?
(...)
Pour BHL, l'anti-américanisme est «la métaphore de l'antisémitisme». (...) Ceux qui critiquent la politique extérieure américaine sont traités d'anti-américains de la même façon que ceux qui critiquent le gouvernement israélien sont accusés d'antisémitisme. (...) Pourquoi cette accusation infamante (et censée être disqualifiante) d'antiaméricanisme par mimétisme avec l'accusation d'antisémitisme? Tout simplement parce que le gouvernement Bush a l'immense avantage de n'avoir jamais exercé de pressions sur le gouvernement israélien. Que les Etats-Unis, par exemple, mettent en pratique le rapport Baker, qu'ils cessent d'être des soutiens inconditionnels du gouvernement israélien, et BHL sera moins pro-américain.
BHL déploie une énergie considérable à nier que le conflit israélo-palestinien est un problème stratégique majeur. Il a même été jusqu'à écrire que c'était au Darfour que se jouait le choc des civilisations. Pourtant, c'est bien la grille de lecture du conflit israélo-palestinien qui détermine tous les jugements qu'il peut émettre sur la scène nationale. Il est pour la paix, mais fait toute confiance au gouvernement israélien pour la mettre en œuvre sans pressions extérieures. Ceux qui sont d'accord avec lui sur ce point sont des figures morales. Ceux qui ne le sont pas sont des antisémites. Car si BHL se dit pour la paix et en faveur de la création d'un Etat palestinien, il entend non seulement n'exercer aucune critique à l'égard du gouvernement israélien et de surcroît s'avère implacable pour ceux qui osent le faire.
BHL est en fait partagé entre son désir d'apparaître comme un intellectuel universaliste et sa dérive communautariste qu'il ne parvient pas à maîtriser. En effet, il n'applique pas les mêmes critères aux différents conflits et crises en cours et à celui du Proche-Orient, ce qui devrait donc l'empêcher de se revendiquer comme intellectuel universaliste. Il prouve au contraire son communautarisme. Il s'insurge à juste titre, que l'on ne montre plus des images de la répression birmane, mais s'insurge à l'inverse qu'on puisse montrer des images de la répression des Palestiniens. Il condamne à juste titre les bombardements de populations civiles tchétchènes par l'aviation russe mais condamne ceux qui critiquent les bombardements de l'aviation israélienne sur la population palestinienne ou libanaise. Au cours de la guerre du Liban, il s'est même ému que l'on puisse juger disproportionnée la réaction israélienne à l'enlèvement par le Hezbollah de deux soldats israéliens, ce qui était pourtant la critique minimale à apporter, les différentes organisations humanitaires, parlant elles de crimes de guerres (tant pour le Hezbollah que pour l'armée israélienne par ailleurs). Il soutient le principe de liberté totale d'expression pour Redeker, mais celui d'interdiction totale pour Ramadan de pouvoir s'exprimer en France. Ecartelé entre sa prétention universaliste et sa réalité communautariste niée , BHL s'en sort en tirant à boulets rouges sur ceux qui dans leurs réflexions, leurs écrits mettent en avant cette contradiction.
Tant qu'il n'y aura pas une paix juste au Proche-Orient, BHL ne pourra pas concilier son universalisme affiché et son communautarisme, c'est pourquoi il est aujourd'hui extrêmement agressif. La meilleure défense, c'est l'attaque. Le communautarisme de BHL est déjà en soit problématique. Loin d'en être gêné, il fait porter la critique sur ceux qui, réellement universalistes, ont la même grille de lecture pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, qu'il s'agisse du Proche-Orient, du Caucase ou de l'Asie. C'est proprement inacceptable. Ce que BHL appelle l'antisémitisme de gauche, c'est tout simplement ceux qui estiment que le conflit du Proche-Orient ne fait pas exception aux règles de droit international et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, même en tenant compte d'une histoire particulièrement douloureuse du peuple juif. BHL se transforme alors en maccarthyste, je suis personnellement bien placé pour en témoigner. Parce qu'il ne souhaite pas que la France ait une politique active au Proche-Orient ou marque son indépendance face aux Etats-Unis, il traite de maurrassien toute personne coupable de vouloir l'inverse. De Régis Debray à Rony Brauman, en passant par Jean-Pierre Chevènement et Henri Guaino, il veut disqualifier ceux qui ne sont pas d'accord avec lui, utilisant les arguments moraux non pas pour débattre, mais pour censurer."
(...)
23.10.07
Hocquenghem
ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary" de Guy
Hocquenghem (1986), visant les Glucksmann et autres néocons français:
http://atheles.org/lyber_pdf/lyber_406.pdf
Ou quelques extraits seulement:
http://fr.wikiquote.org/wiki/Guy_Hocquenghem
Thibaudet
Le reste est à l'avenant.
15.10.07
William Blum
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-10-15%2007:40:53&log=invites
Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, cette brillante "4ème de couverture" du livre L'Etat voyou de William Blum...
"Si j'étais président, j'arrêterais en quelques jours les attaques terroristes contre les Etats-Unis. Définitivement.
D'abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d'autres victimes de l'impérialisme américain.
Ensuite, j'annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j'informerais Israël qu'il n'est plus le 51e État des États-Unis mais dorénavant - chose curieuse à dire - un pays étranger.
Et puis, je réduirais le budget militaire d'au moins 90 %, utilisant le surplus à payer des réparations aux victimes. Ce serait plus que suffisant. Le budget militaire d'une année, soit 330 milliards de dollars, équivaut à plus de 18.000 dollars de l'heure depuis la naissance de Jésus-Christ.
Voilà ce que je ferais les trois premiers jours.
Le quatrième jour, je serais assassiné."
14.10.07
Pasquier
http://www.dailymotion.com/video/x36qp2_lamendement-adn-avec-prasquier-pdt_politics
Test ADN, génétique, fichage, fichier? Attention à ne pas faire d'amalgames. Ce n'est pas la même chose que le traitement des Juifs dans l'entre-deux-guerres. Avec les Juifs, ça n'est jamais la même chose. Comme le répète à l'envi ce cher Alain Finkielkraut, il faut prendre en considération toute la complexité de la situation. C'est-à-dire? Refuser le simple usage de la raison. Les définitions claires de concepts, héritage de cette terrible pensée rationnelle et des Lumières qui n'ont produit, comme chacun sait, que les totalitarismes du XXe siècle, sont à rejeter catégoriquement. Dans son double héritage (grec et juif), la civilisation chrétienne a compris que seul le second élément - juif - était civilisateur. Référons-nous donc pieusement au judaïsme (pour éviter d'être taxé d'antisémitisme), et distinguons soigneusement entre Juis et Goys pour tout concept dont il est fait usage.
- Fichage des Juifs? Horreur absolue. Fichage des Arabes et des noirs? Mesure démocratique modérée (l'ADN est même "la meilleure arme contre le racisme" - sic).
- Antisémitisme? Horreur absolue. Racisme anti-goy? "Il faut prendre en considération la complexité de la situation.
- Repentance pour les persécutions des Juifs? Devoir de mémoire. Repentance pour l'esclavage et la colonisation? Il faut en finir.
- Fascisme antisémite? Mal absolu. Fascisme USraélien? Défense courageuse de notre belle civilisation occidentale.
masada2000
Après les listes de Juifs dressés par les Gentils, voici les listes de "Self-Hating and/or Israel-Threatening" Jews, dressées par les Juifs eux-mêmes.
10.10.07
NYC
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EEAEyEVuVFNrDcbarH.shtml
Iran
http://www.reopen911.info/11-septembre/situation-geopolitique-incertaine/
9.10.07
Chevènement, Guaino
BHL continue ses petites diatribes médiocres mais vicieuses contre ce qu'il est le seul à avoir appelé l'idéologie française, entraînant même le dédain des penseurs de son bord.
Le vice est la tentative pour créer des fausses oppositions au sein du Système sioniste, afin d'en cacher l'homogénéité fascisante. Ce n'est pas un discours de gauche contre la droite, cette distinction n'ayant plus aucun sens en France aujourd'hui, c'est un discours de la pire gauche - antimarxiste et donc antihégélienne - contre la meilleure droite - gaullienne et donc hegelienne. Quels noms cite-t-il donc? Maurras, Chevènement et Guaino. Maurras est pris comme symbole de Vichy, dont il faut retenir uniquement la collaboration avec l'occupant dans la déportations, mais non l'idéologie bien sûre, car l'essentiel pour un sioniste n'est pas d'être antifasciste, et même au contraire, si le fascisme s'en prend non aux Juifs supérieurs mais à ceux qui le méritent: la racaille palestiniste. Chevènement est le meilleur de la gauche, celle qui a encore osé s'opposer à l'impérialisme américain en consolidant l'indépendance de la France et en renforçant la démocratie qui, quand on reçoit ses ordres de l'étranger, n'existe plus. Quant à Guaino, il est le meilleur de la droite, celle du discours qu'avait écrit Soral à Le Pen (Valmy), c'est à dire la droite noniste, gaullo-hégélienne, rationnelle, indépendante, courageuse, universaliste. Bref, l'immonde idéologie française!
Mais un des effets de cette indépendance, c'est par exemple le jugement géopolitique objectif, porté par une opinion démocratique, sur la situation israélienne. Or, que la France résiste encore quelque peu à l'imposition lobbyste supradémocratique de décisions favorables à Israël et aux intérêts juifs, c'est ce qui est insupportable aux idéologues du Système.
5.10.07
DSK
"Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israël"
DSK dans le texte
http://www.oumma.com/Dominique-Strauss-Kahn-dans-le
Merci à l'excellente Anne Kling:
http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2007/10/03/encore-un-a-l-abri-du-besoin.html
Grangereau
Lorsque, l'an dernier, l'ambassadeur de France aux Etats-Unis a invité la candidate à la présidentielle Hillary Clinton, celle-ci lui a adressé ce message très direct : «Je ne parle avec aucun ambassadeur, sauf un, l'ambassadeur d'Israël.»
(...)
Entre 1972 et 2006, les Etats-Unis ont mis leur veto à 42 résolutions des Nations unies critiquant Israël. L'an dernier, pendant qu'Israël bombardait le Liban, la Chambre des représentants a adopté, par 410 voix contre 8, une motion de soutien inconditionnel à Israël.
(...)
En septembre, un livre a été publié pour dénoncer les deux auteurs : les Mensonges les plus mortels, le lobby israélien et le mythe du contrôle juif. Selon son auteur, Abraham Foxman - président très controversé, y compris au sein de la communauté juive américaine, de l'Anti-Defamation League -, l'idée «pernicieuse» qu'il existe un lobby israélien doté d'une influence hors de proportion sur la diplomatie des Etats-Unis «fait partie du mythe antisémite traditionnel du complot juif ». «Les stéréotypes antisémites haineux refont surface et deviennent acceptables», s'inquiète Foxman.
(...)
«Ce n'est en aucun cas, insistent les auteurs, un mouvement unifié doté d'une direction, et ce n'est pas un complot ou une conspiration qui contrôle la diplomatie américaine», mais plutôt «une coalition disparate d'individus et d'organisations qui œuvre pour aiguiller la politique américaine sur une voie pro-israélienne».
«L'influence politique du lobby et sa sagacité en termes de relations publiques ont découragé les leaders américains à rechercher des politiques moyen-orientales conformes à leurs intérêts, qui protégeraient aussi Israël de ses pires erreurs. L'influence du lobby, pour résumer, est mauvaise pour les deux pays.»
Comme le phénomène est tellement énorme qu'il a finalement dû déboucher sur un article, les commentaires qui vont dans le même sens (voire plus loin) n'ont pas été censurés, contrairement aux habitudes rotschildiennes. J'y relève cette citation de Pat Buchanan: "Qu'Israel rende les territoires occupés; qu'Israel en profite aussi pour rendre le sénat américain."
Ajoutons pour finir que le jour (peut-être plus si lointain) où quelqu'un osera proposer une analyse semblable pour la France, les remous s'en feront sentir.
2.10.07
Ouverture à gauche
Il faut insister sur cette soumission des médias traditionnels (et de leurs petits soldats: vieux journalistes des quotidiens nationaux, "chroniqueurs" de radio et télévision) au pouvoir sarkozyen, alors qu'internet est massivement du côté de l'opposition, et donc diabolisé par les techniques habituelles, la répression du téléchargement ou, mieux, l'assimilation aux "pédophiles" ou aux "nazis", appellations vides et bouc-émissaires utiles pour cacher les exactions du pouvoir.
A cette clique juive s'agrègent des groupes aux intérêts compatibles. Il est facile de comprendre qu'en matière d'immigration les meilleurs amis des Sarkozy et Finkielkraut sont les immigrés européens à présent bien intégrés, comme les Italiens. La conception droitière de la nation des Gallo et Mariani s'explique facilement par le rejet des immigrés qui les ont suivis, surtout musulmans.
Comme l'a bien montré Cédric Housez (http://www.voltairenet.org/article17482.html), de nombreuses publications et associations communautaristes contribuent par ailleurs à "vendre le choc des civilisations à la gauche". Nous parlons bien sûr ici de gauche sociétale, d'une ex-gauche qui a imposé aujourd'hui, par la vogue américaine du communautarisme et du politiquement correct, son pouvoir sur la culture. Il s'agit en particulier d'une large frange des féministes ainsi que des activistes gays (de type "Act-Up"), jadis opprimés et aujourd'hui d'autant plus enclins d'une part à refermer la porte derrière eux, précisément sur leurs préjugés particularistes (antirépublicains et antiuniversalistes) imposés à coups de procès. Quels sont donc les intérêts de ces groupes? Affaiblir l'Islam plutôt que la misère sociale signifie clairement pour eux abandonner le sort des démunis pour défendre leurs avantages communautaristes actuels contre une religion encore forte qui s'oppose à l'exhibition mercantile des femmes et aux défilés de fierté perverse. Et naturellement, pour la façade, on débauche quelques traîtres comme Rachida Dati et on trouve un Juif de peau noire pour présenter le journal télévisé. Tout cela marque clairement les limites du Système qui, ne l'oublions pas, est surtout une idéologie libéral-sécuritaire visant à défendre à la matraque les intérêts des rentiers capitalistes et à maintenir par la même méthode le reste de la population dans un travail aux conditions se détériorant sans cesse.
Voir aussi: "Gauche sociale et droite sociétale…" sur http://www.alainsoral.com/
30.9.07
Birmanie
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-09-27%2018:44:16&log=invites
Quelques extraits:
Pourquoi je n'irai pas à la manif Birmanie:
1. Principe général, soutenu par tout le mouvement des pays non alignés: il faut exiger moins de sanctions, pas plus, et refuser l'usage des droits de l'homme et de la démocratie comme instrument d'ingérence.
2. A partir du moment où une "cause" est soutenue par les Etats-Unis, et par tous les médias des pays occidentaux, comme celle-ci, ou, dans le temps, les rebelles afghans (à l'époque soviétique) , Solidarnosc, les Kurdes en Irak ou les Kosovars, elle n'a pas besoin de l'aide de ma modeste personne. Je préfère réserver mon temps et mes efforts à des causes que les grandes puissances ne soutiennent pas: les Palestiniens, l'opposition libanaise, les Irakiens, et le droit pour l'Iran à l'énergie nucléaire.
3. Je pense que ce serait une excellente "initiative citoyenne" de boycotter délibérément les manifestations auxquelles nous invitent nos médias. Quand on voit la quantité de manipulations auxquels ils se livrent, jouant sur les bons sentiments pour nous faire adhérer à l'agenda occidental du moment, la vraie résistance consiste par commencer en leur disant: Non.
Par "manipulation" je ne veux pas dire que la situation n'est pas terrible en Birmanie, mais la question des priorités se pose. Pourquoi focalisent-ils leur attention sur la Birmanie, dont nous ne sommes pas responsables, et pas sur l'Irak, qui est la plus grande catastrophe humanitaire de notre temps (d'après les rappport les plus récents, un million de morts, trois à quatre millions de réfugiés), et dont nos alliés américains sont directement responsables? A quand une manif pour demander que les Américians se retirent du Moyen Orient, cessent leurs menaces contre l'Iran et leur soutien à Israël? On peut être certain qu'aucun média ne serait favorable à celle-ci. Et, étant donné les rapports de force, dans lesquels la soumission intellectuelle des progressistes à l'agenda médiatique joue un grand rôle, personne ne se risquerait à organiser une telle manif. Pourtant, en étant dirigée contre nos alliés et pas contre nos "ennemis" (la Chine), elle aurait au moins le mérite de l'honnêteté.
2.8.07
Génocide arménien
http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2007/08/02/pot-de-terre-contre-pot-de-fer-%E2%80%93-complement-d-information.html
27.7.07
inquisition juive
Sur la demande de l'UEJF, le juge a envoyé, mardi 24 juillet, un huissier, accompagné des forces de l'ordre et d'un historien, dans la librairie du Savoir. L'huissier a saisi plusieurs ouvrages négationnistes, notamment la littérature nauséabonde de Garaudy, Faurisson, Plantin et Thion, ainsi que l'ouvrage « Holocauste au scanner » de Jurgen Graf.
A son ancienne adresse, cette librairie était considérée comme la plus célèbre librairie négationniste, notamment pour avoir édité Garaudy. Depuis son ouverture à cette nouvelle adresse, elle n'avait pas fait l'objet de poursuites judiciaires. Le 26 juillet, l'UEJF a renouvelé l'opération avec la librairie La Licorne Bleue, 5 rue Jules Vallès, Paris 11 ème.
Pour Raphaël Haddad, Président de l'UEJF : « Avoir débusqué la nouvelle adresse de la Librairie du Savoir vient rappeler la nécessité actuelle de lutter contre le négationnisme. Aujourd'hui, Paris détient le triste trophée de capitale européenne des librairies négationnistes. Faisons en sorte qu'elle le perde.»" Source
La librairie du Savoir, du temps où elle existait encore sous ce nom, avait fait poser des barreaux en fer sur sa devanture, suite à diverses agressions ultra-violentes de commandos armés revendiqués juifs.
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Je rappelle également que c'est dans une librairie que l'écrivain Alain Soral et une trentaine de personnes furent agressées à coups de matraques, lors d'une signature, entraînant la fermeture de la librairie et l'internement de sa propriétaire, sans provoquer d'émoi dans le pays. Je pense notamment aux premiers défenseurs du livre et de la connaissance, qu'on entend partout quand il s'agit d'autres causes (la critique de l'Islam par exemple), mais qui ont brillé par leur absence dans ce cas précis. Hélas, je prédis qu'ils seront tout aussi muets pour cette affaire d'autodafé des temps modernes, où une librairie peut voir ses portes fermées pour avoir vendu des livres, et au nom du Bien qui plus est.
http://judeomanie.blogspot.com/2007/07/inversion-des-valeurs.html
Le fascisme sioniste est décidément de plus en plus décomplexé. La réductio ad Hitlerum et sutout le verrou de ce qu'on appelle "antisémitisme" ou "négationnisme" empêche légalement quiconque de critiquer le pouvoir oppresseur sioniste (ô merveille, trouvaille géniale, reconnaissons-le, et qui force l'admiration), et tout cela derrière un paravent de démocratie que même le peuple états-unien écervelé quotidiennement par cette propagande commence à mettre en cause.
Le moins qu'on doive à cette Résistance, c'est de lui rendre hommage par un lien: http://www.vho.org/aaargh/index.html.
24.7.07
18.7.07
17.7.07
Badiou
(Nous vivons aujourd'hui) la véritable fin de la forme française de l'après-guerre : un système droite-gauche qui avait en partage un bilan très particulier de la guerre, du pétainisme et de la Résistance. Le système gaullo-communiste. Chirac était le Brejnev du gaullisme, c'est-à-dire celui qui conserve un système délabré, et dont l'idée prudente est qu'il vaut mieux ne rien faire. L'élection de Nicolas Sarkozy et le fait que des gens présumés de gauche entrent dans son gouvernement sonnent le glas de cet après-guerre. En attendant, quelle est cette nouvelle droite qui, n'étant plus gaulliste, est capable de siphonner les voix de l'extrême droite ? Disons les évidences : capitalisme décomplexé et réhabilitation à la fois factice et agressive du signifiant national
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Nous allons assister - ce à quoi j'aspire à la mort de l'intellectuel de gauche, qui va sombrer en même temps que la gauche tout entière, avant de renaître de ses cendres comme le phénix ! Cette renaissance ne peut se faire que selon le partage : ou radicalisme politique de type nouveau, ou ralliement réactionnaire. Pas de milieu.
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Je polémique contre ceux qui disent que "juif" est un nom, et non pas un mot, c'est-à-dire ceux qui soutiennent que le mode de rassemblement que ce nom forme est unifié et absolument irréductible à tout autre. A mon avis, cela n'est soutenable que si intervient la transcendance divine. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, on peut soutenir que "juif" est un nom, parce qu'il s'inscrit dans l'espace d'une élection : "juif" est le nom de l'Alliance. Je soutiens, comme le fait de façon cohérente Levinas, qu'il n'est pas possible de maintenir cette exception nominale sans l'appui de la religion.
(...)
L'idée régulatrice, pour le devenir de la région, ne peut être que la vie mêlée des Palestiniens et des Israéliens sur une même terre. J'ai toujours pensé que la formule d'"Etat juif" était une formule périlleuse. Aujourd'hui, les politiques émancipatrices veulent que les nationalités et les Etats ne soient pas exclusivement définis en termes identitaires ou raciaux. (...) Ce que je ne crois pas raisonnable, c'est que cette aventure soit mise en exception des aventures nationales du même ordre, voilà tout.
13.7.07
27.2.07
Giertych
Quelle que soit l'adéquation à la réalité de cette ideologie, on ne peut qu'en relever la contradiction interne: le Christianisme est ontologiquement antijudaïque (voir les extraits ci-dessous ainsi que les polémiques actuelles autour de l'universalisme de Badiou se revendiquant notamment de Saint-Paul) et historiquement antisémite: l'Europe chrétienne est responsable des persécutions, pogroms et exterminations nazies. L'idéologie d'un judéochristianisme harmonieux a besoin d'un adversaire aussi ignoble que les monstres persans de "300" (BD et film) pour tenir. Si cette caricature huntingtonienne s'effondrait, la scission entre Juifs et Chrétiens (je ne parle pas que des religieux) ne pourrait qu'apparaître violemment.
Giertych sur le particulier juif vs. l'universalisme chrétien:
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Nous sommes souvent impressionnés par la solidarité juive, par la façon dont ils se soutiennent toujours, par leur fidélité à la communauté juive. Nous constatons qu'ils participent à de nombreuses batailles, présents des deux côtés. Mais, après la défaite d'un camp, les juifs du camp vainqueur s'assurent que les juifs perdants ne souffrent pas. Après le conflit suivant, le résultat pourra être l'inverse et la même solidarité s'exercera. C'est une méthode de survie qu'ils ont développée en vivant parmi les gentils. Nous n'avons pas une pareille solidarité. En fait nous nous accusons d'esprit de querelle et de jalousie. Nous envions les juifs pour leur fidélité les uns envers les autres par delà tous les conflits. Cependant, cette différence comporte un autre aspect. Nous pensons devoir soutenir la vérité, la bonté, la justice et pas un concitoyen simplement parce qu'il est notre concitoyen. Nous devons combattre le mal, les mensonges, tout ce que nous considérons, même à tort, comme inconvenant. Telle est notre idée de la droiture. Nous devons rester nous-mêmes plutôt que de défendre ce qui ne mérite pas de l'être."
Un autre passage du texte a aussi sûrement suscité la réprobation, bien qu'il soit indiscutable: